Réduire fortement les besoins de chauffage des bâtiments

La plupart des bâtiments de l’université datent des années 60 et sont très énergivores et inconfortable sur le plan thermique, aussi bien en hiver où ils sont parfois difficiles à chauffer qu’en été où ils sont trop exposés aux effets de la chaleur.

Le chauffage est la principale source d’émission de gaz à effet de serre de l’université (autant que les transports) et représente une charge de plusieurs millions d’euros par an.

L’Opération Campus est une formidable occasion pour progresser sur ce sujet de façon très nette, d’autant que les points d’amélioration sont nombreux : aujourd’hui, il y a peu ou pas d’isolation, peu de protections solaires, plutôt de grandes fenêtres en simple vitrage, une très grande perméabilité à l’air. Autant de pistes d’actions importantes qui permettront de donner à ces bâtiments des années 60 les performances des bâtiments d’aujourd’hui.

S’agissant d’objectifs ambitieux sur des contructions existantes, il n’est pas possible d’appliquer des solutions standards. Les bureaux d’études réalisent alors des simulations très détaillées pour concevoir avec les entreprises l’ensemble des solutions techniques, parfois innovantes, pour concilier performances énergétiques, confort thermique, éclairage naturel, qualité de l’air et qualité architecturale.

Lorsqu’une isolation des bâtiments par l’extérieur sera possible comme c’est le cas sur les bâtiments « roses » du secteur Sciences et Technologies qui sont en cours d’études détaillées, il sera possible de se passer de climatisation l’été et de diviser les consommations de chauffage par 4. Un niveau de performance similaire sera recherché sur l’ensemble des sites.

Créer un réseau de chaleur vert

En même temps que la réduction des besoins de chauffage des bâtiments, l’Université de Bordeaux souhaite engager une étude sur la production de chaleur sur l’ensemble du campus. Il s’agit d’étudier une utilisation des nombreuses chaufferies pour permettre des économies d’échelle et avoir massivement recours aux énergies renouvelables (bois, géothermie, etc.) pour constituer une réseau vert de production d’énergie.