Avec l’énergie, l’eau est sans doute le principal enjeu environnemental de la planète.

Cette réalité globale est aussi une réalité pour la Gironde (océan, bassin, landes, estuaire, fleuves) et pour le campus où cette thématique apparait de façon lourde et récurrente. En effet, l’université puise elle-même l’eau potable, la traite et la distribue sur le campus. Elle gère également son réseau d’eau pluviale et plusieurs zones du campus sont inondées lors d’orages violents.

Par ailleurs, l’imperméabilisation des sols est très forte sur le campus à cause des routes et des immenses parkings, mais aussi parce que le site a été construit avant l’apparition des réglementations en termes d’imperméablisation. Celle-ci a des conséquences importantes, car elle augmente les risques d’inondation, limite la reconstitution naturelle des nappes phréatiques et engendre des coûts d’infrastructures substantiels.

Un vaste chantier d’ores et déjà engagé

Les travaux de l’Opération Campus sur les bâtiments et sur les espaces extérieurs sont l’occasion de réduire l’impact du campus sur la ressource en eau. A ce stade, les réponses apportées sont les suivantes :

  • les études urbaines en cours comporteront un bilan hydraulique complet.  Les aménagements qui seront proposés viseront à la fois à réduire l’imperméabilisation (surface des parkings et des voiries, revêtements drainants,…) et à infiltrer une partie des eaux de pluie (bassins, noues paysagères,…)
  • lors des rénovations des bâtiments en démarche HQE®, des solutions de stockage des eaux de pluie en toiture seront recherchées pour limiter l’effet des orages et la réutilisation des eaux de pluie dans les sanitaires sera envisagée pour réduire la consommation d’eau potable
  • un diagnostic complet du réseau d’eau pluvial va être engagé avec l’aide de la Cub. Il permettra de programmer les travaux nécessaires d’une part pour régler les problèmes d’inondation et d’autre part pour permettre le développement souhaité du campus
  • la piscine consomme plus de 100.000m3 d’eau par an. L’opération engagée sur la piscine va permettre de diviser cette consommation par 3 grâce à une récupération des calories par des échangeurs thermiques